Les millenials sont moins dépensier que la génération de leurs parents

On a entendu cette phrase à tout bout de champ, et on l’entend une nouvelle fois dans la bouche du millionnaire Tim Gurner, les millenials ne seront pas propriétaires « tant qu’ils dépenseront 40 dollars journaliers pour des tartines à l’avocat et des cafés sans travailler ». Les millenials, cette génération que l’on considère également avec un gros trou dans le portefeuille et dévoué à la tendance du foodporn ne semble pas en mesure d’économiser. Pourtant, selon certaines statistiques, il semblerait que ces jeunes aient des dépenses plus faibles que celles des générations précédentes au même âge. Ces dernières faisant sensiblement preuves de multiples critiques à l’écart de cette génération montante.

Un toit et un estomac bien rempli

Face à tant de suppositions, un think tank anglais a décidé de prendre la parole en faveur de la jeune génération. A âge équivalent, le pouvoir d’achat s’était considérablement développé chez les plus de 65 ans, et cela à hauteur de 37 %, il a relativement baissé à hauteur de 7 % pour les jeunes de 18 à 24 ans. Les parents de cette génération de millenials dépensaient davantage en loisirs, culture, vêtements, restaurants, etc, pour un budget total d’environ 520€ (hors loyer), contre environ 425€ pour les moins de 35 ans. Coût du logement en augmentation, raréfaction du nombre de CDI à pouvoir, travailleurs pauvres, etc. Les jeunes de 20 ans britanniques sont pas moins de 3,4 millions à encore vivre chez leur parents, soit pas moins d’un millions d’individus en plus par rapport à il y a 20 ans. Et contrairement aux idées reçues, ces jeunes sont très loin de se laisser bercer par l’insouciance, et leur grand intérêt pour des clichés tels que les avocats et les brunchs est certainement un symptôme de ce bien malheureux malaise. Cela est même certainement l’ultime moyen qu’ils ont trouvé pour faire face à un monde qui leur échappe. De ce fait, s’attaquer à cette génération de jeunes n’a aucune utilité à part susciter le développement d’un ressentiment de plus en plus fort envers les générations aînées.