Qui perd et qui profite des réformes fiscales d’Emmanuel Macron

En 2019, un grand nombre de ménages devraient noter une augmentation de 1% de leur revenu disponible. C’est ce qu’il ressort de l’analyse des réformes sociales et fiscales réalisée par l’Institut des politiques publiques (IPP). Cette analyse a été publiée dans la note “Budget 2019 : quels effets pour les ménages?”.

Le budget 2019 intègre une baisse des prélèvements obligatoires à hauteur de -10,2 milliards d’euros, ainsi que des prestations sociales pour pas moins de -1,4 milliard d’euros. Ce qui annonce une hausse généralisée du pouvoir d’achat de 8,8 milliards d’euros pour cette année.

Les ménages gagnants

Néanmoins, ces effets cachent une forte hétérogénéité de répartition. Lorsque l’on se base sur l’ensemble des mesures sociales et fiscales prises par la présidence actuelle, la population active voit son revenu disponible augmenter de 2,4% en moyenne. Ce qui est la principale conséquence du transfert des cotisations sociales en CSG, ainsi que de la récente revalorisation de la prime d’activité.

Une large partie de la classe moyenne doit également bénéficier d’une augmentation du revenu disponible avec l’exonération de cotisations sociales et d’impôt sur les heures supplémentaires, mais ce supplément se fera dans une moindre mesure.

Aussi, les ménages bénéficiant de la baisse de la taxe d’habitation voient également leur revenu augmenter.

En ce qui concerne les ménages les plus aisés (1% de la population), ces derniers voient leur pouvoir d’achat augmenter de manière considérable. Leur revenu disponible augmente de 6,4%, et cela principalement à cause de la suppression de l’ISF, au profit de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Les ménages perdants

Il est important de noter que les retraités voit en moyenne leur revenu diminuer, notamment les personnes représentant les 20% des ménages les plus aisés. Ces derniers sont mis à contribution, à hauteur d’une perte de 3% en moyenne de leur revenu.Le fait que ces pertes portent majoritairement sur les retraités les plus aisées se justifient par la sous-revalorisation des pensions de retraite, la non-éligibilité à la baisse de la taxe d’habitation, mais également la hausse de la CSG.